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Structures et Marchés Agricoles Ressources et Territoires

Soutenance de thèse d'Alice ISSANCHOU

01 décembre 2017

2017-Soutenance de thèse d'Alice ISSANCHOU
Alice ISSANCHOU soutiendra sa thèse intitulée "Gestion de la qualité des sols par les agriculteurs : enjeux pour la rentabilité et la durabilité des exploitations agricoles françaises" le jeudi 21 décembre 2017 à 13h30, Amphi Roux, Agrocampus Ouest.

Alice ISSANCHOU soutiendra sa thèse devant un jury composé de :

  • Florence JACQUET : Directrice de recherche, UMR MOISA, Montpellier,  Rapporteur
  • Marc BAUDRY : Professeur, Université Paris Ouest Nanterre, Nanterre, Rapporteur
  • Alain CARPENTIER : Directeur de Recherche, SMART LERECO, Rennes, Examinateur
  • Sylvain PELLERIN : Directeur de recherche, INRA BORDEAUX, Villenave d’Omon,    Examinateur
  • Alain MONTEMBAULT : Directeur R&D, Achat et RSE, Coopérative Terrena, Ancenis, Examinateur
  • Karine DANIEL : Directrice de recherche, LARESS ESA, Angers, Directrice de thèse
  • Pierre DUPRAZ : Directeur de recherche, SMART-LERECO, Rennes, Directeur de thèse

Résumé :

La variation de la qualité des sols constitue un enjeu majeur en termes d’environnement et de préservation du potentiel agronomique et économique des exploitations agricoles. En effet, les pratiques agricoles ont des impacts importants sur la qualité des sols, dont certains peuvent entraîner une dégradation des sols et mener à une réduction de leur productivité à long terme.

La thèse a pour objectif de caractériser les enjeux économiques de moyen terme et de long terme de la variation de la qualité des sols en mobilisant des outils théoriques, statistiques et empiriques, et de proposer une modélisation bio-économique dynamique qui puisse éclairer ces enjeux. En termes opérationnels, nous tentons, à travers la simulation de différents scénarios économiques, d’identifier les leviers qui permettent de préserver le potentiel agronomique et économique des sols et de les traduire en termes d’action et d’incitations à développer dans un cadre coopératif. Le modèle utilisé pour étudier la problématique de la gestion des sols par les agriculteurs est un modèle dynamique de contrôle optimal où l’agent-agriculteur rationnel avec information parfaite a pour objectif de maximiser son profit au cours du temps sous contrainte de la dynamique de la qualité de son sol. Nous considérons deux facteurs de productions : les intrants productifs (tels que les engrais minéraux azotés) et la qualité du sol, capturée dans notre modèle empirique par la quantité de matière organique (MO) dans les sols. La qualité du sol est impactée négativement par les intrants productifs utilisés par l’agriculteur, qui peut mettre en place des pratiques pour améliorer la qualité de ses sols (utilisation des résidus de culture, intensité de labour, choix des rotations). Nos résultats montrent qu’en effet, l’investissement dans la qualité des sols fait partie d’une stratégie optimale de l’agriculteur lorsqu’il maximise son profit sur le long terme. L’agriculteur substitue ainsi les fonctionnalités écosystémiques de son sol à l’usage des intrants chimiques en réponse à l’augmentation des prix des engrais et de l’énergie. Toutefois les résultats mitigés de notre modèle empirique en termes de valeurs finales de MO montrent l’importance de considérer un large panel de pratiques agricoles. Nos résultats théoriques, statistiques et empiriques offrent des bases de discussion intéressantes sur la pertinence de l’usage des instruments de politique publique dans les enjeux liés au sol ainsi qu’au rôle du conseil privé et public dans l’adoption des pratiques agroécologiques.

Mots-clefs :

Qualité du sol, facteurs de production coopérants, pratiques de conservation, contrôle optimal, agroécologie